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> Les cinq plus beaux poèmes Vogon jamais écrits!




 Voici cinq très beau poèmes Vogons et un hymne national Vogon. Comme vous pourrez le constater, ils ont vraiment été écrit avec les tripes. Le résultat est forcément dégoûtant mais assez jouissif.


> 1er Prix (Poème de Flo calen)


Le poème qui suit est l'un des 192 que comprend le recueil personnel de Prostetnic Vogon Jeltz, à qui nous devons la destruction de la Terre, membre du conseil de planification de l'hyperespace galactique, commandant d'un énorme machin jaune et, comme Arthur Dent et Ford Prefect en feront la douloureuse expérience dans quelques années lors d'une séance de lecture, poète à ses heures.

Si vous avez décidé (après mûre réflexion et, nous osons l'espérer, vote unanime du conseil de famille) de vous atteler à la lecture de ce texte, d'un danger rare et d'une rareté dangereuse (le recueil n'ayant été publié qu'en 3 exemplaires dans tout l'univers, dont un pour l'auteur et un pour sa grand-mère, ce qui nous laisse deviner la nature de leurs relations), nous vous recommandons de jeter, tant qu'à faire, un petit coup d'œil distrait aux recommandations ci-dessous :

1°) Laisser hors de portée des enfants.

2°) Ne pas ingérer, ne pas inhaler, ne pas se moucher dedans, respecter les indications détaillée dans la notice que vous trouverez chez votre marchand de journaux pour un prix dérisoire (j'en ris encore).

3°) Compte tenu des effets passablement dévastateurs (parfois pires que ceux de la blague la plus drôle du monde, bien que la lecture de celle-ci entraîne la mort immédiate du lecteur) des poèmes Vogons sur la santé mentale et physique de quiconque s'y trouve exposé, nous vous conseillons vivement de ne pas lire celui-ci. Mais ce serait dommage. Sans blague, vous rateriez quelques sensations fortes dont vous me diriez des nouvelles…Mais bon, c'est vous qui voyez.

4°) Si vous avez, pour plus d'authenticité, décidé de lire le poème à haute voix, nous vous conseillons d'éloigner vos enfants/chiens/perroquets/personnes âgées/pots de fleurs/aliments perissables/aérosols/rideaux en organza au risque de ne plus jamais les retrouver tels que vous les aviez toujours connus. Mais nous n'en dévoilerons pas plus afin de ne pas vous gâcher la surprise au cas où vous auriez décidé de les garder malgré tout auprès de vous pour partager un moment convivial…

5°) Pour donner à votre démarche l'illusion de la sécurité, nous vous conseillons de vous munir d'un masque de protection étanche, anti-radiations, anti-brûlures, et (on ne sait jamais) anti-projections, censé éviter les habituelles séquelles irréversibles provoquées par une lecture trop directe d'un poème Vogon, et puis, il faut le dire, parce que ça fait style.

NB : si (mais là faudrait vraiment que vous le fassiez exprès) vous n'avez pas à votre disposition un tel équipement, une paire de lunettes de piscine fera l'affaire.

Mais avant tout, quelques mots sur le poème lui même :

 Ce poème en sept strophes (sisi, j'ai compté), qui marque l'apogée de la carrière de son auteur, ainsi que l'une des pages les plus mémorables de l'histoire de l'art poétique vogon, demeure une enigme pour les experts. En effet, nul n'a jamais pu vraiment déterminer quel en était l'objet. D'aucuns affirment qu'il était destiné à Erada Sonspromène, l'unique grand amour de la vie de l'auteur, qui serait malencontreusement morte peu de temps avant la composition du poème d'une hémorragie interne généralisée alors que Prostetnic Vogon Jeltz était en train de lui lire sa dernière composition (« Elle n'aura même pas entendu la fin ! », se désolera plus tard l'artiste). D'autres soutiennent que c'est une ode au jeu de la marelle, tant affectionné par l'auteur. D'autres encore assurent que ce qui est exprimé ici, c'est en fait le désespoir de ce-dernier quant à la hausse du prix des vogotickets-restaurant sur l'ensemble de la Vogosphère depuis quelques semaines.

 Quoi qu'il en soit, nous pouvons être sûrs d'une chose : ce texte marque un tournant dans la vie de l'auteur. En effet, ce poème n'est autre que celui qui a rendu Prostetnic Vogon Jeltz célèbre malgré lui dans la minuscule galaxie de Jeupäns-keuôuy Cortêx. C'est celui-là même que la coalition Dîho-Parlemoimieuse avait utilisé durant les guerres sanglantes qui opposèrent les Kânjveux et les Dîhou-ëkans (il n'y a pas si longtemps si l'on s'en réfère à l'unité de mesure du temps terrienne) pour arracher des informations à leurs ennemis. Cette technique de torture fut d'ailleurs tellement efficace que les ennemis en question révélèrent bien plus que ce qu'on leur demandait, et ainsi permirent aux Dîhou-ékans et aux Parlemoimieux de coloniser toutes les planètes alentour dans un rayon de 178 années-lumière. Personne n'a jamais su comment diable ce précieux document était parvenu aux mains des heureux colons (!).

 Nous espérons donc que vous savourerez ce moment de lecture d'un poème qui, comme quoi tout arrive, est parvenu à trouver sa place dans le patrimoine non seulement culturel mais aussi historique de la galaxie.


Ode à mes mots

Roïdes, dans ma cartaguette,
Ce droux matin est vrombasté
D'une anoumornisse velutournée
Par le blobitron de la mère caspiagrotte.
« Parmi la foimoison mirantonesque
Dont tu m'hémuctoroïdas la vue
J'avitrouillai mieux d'épourviesque
Quand la bigusdicuse fut venue.
Bonsté divine ! J'artigasse et me rilère ! »
Et que ton calbuçon m'estourpinasse
Tu m'étifas d'un geste nasse
Du haut de ton asquénère.
O que tu étais afformatée
Dans ton défoncollage groboudesque,
Toute enlaideronnue et fourbisque…
Rage à qui t'a endournée !
Tes onireillages me réblitèrent,
Et ma dérisoire exgésation
Exhortisse toute cette parentière
Et n'est plus que parmaçon…
J'hésite : et tâche de groupiller
Car, plus que de diphractiver,
Tu dois minandoliner davantage
Et désempinniquée tu dages.
O toi à jamais évatculée,
Toi qui esgradablais mes nuits,
Qui enkermessais mes onées,
Tu as escatassé ma vie…

Sploun et adadal (sur Mont-Dibet*), XLI.

*Charles-Thérèse-Eudes de Mont-Dibet était un poète illustre de la deuxième moitié du 43ème siècle sur le calendrier vogon, originaire de la planète Noêuilh-Îpässy 16, une petite planète voisine de la vogosphère, mais isolée de par ses traditions et son mode de vie, ainsi que son langage anormalement soutenu. Prostetnic Vogon Jeltz étant un fervent admirateur de ce poète reconnu voire apprécié, c'est tout naturellement qu'il a rendu hommage tout au long de son recueil à celui qui restera pour lui le « père du vers satché » (extrait de l'interview du 35/13/4359 donnée au journal L'Art et la Marelle dans le hors série sur « ces héros de l'ombre, et la marelle » ). (N.d.T)

Ó 4361. traduit du Vogon par Joël Babelfish


> 2e Prix (Poème de Chungkyng)
 
 Court poème de l'époque pré-gargoulienne issue de l'oeuvre prolifique du grand poète Vogon Maäl-thé, un classique de la littérature vogonne enseigné il y a quelques temps aux Vogons dans toutes les écoles primaires pour sa simplicité stylistique et son absence totale de rythme qui rendent son interprétation assez libre et accessible à tout les petits Vogons. Si on ne l'enseigne plus aujourd'hui ce n'est pas lié à une évolution des programmes scolaires mais à la disparition de ces écoles en raison d'un taux de suicide étonnamment élevé parmi les écoliers comme parmi les enseignants. Il s'inspire du sentiment de plénitude ressenti après avoir passé un astrostopeur par dessus bord en le regardant s'éloigner dans l'espace, sentiment d'autant plus appréciable qu'il fait suite à la rage que crée cet intrus chez celui qui à le malheur de le trouver dans son vaisseau.

Métempsycose fantasmée.

Réincarné en un ongle incarné,
je me sens me putréfier.
Toutes mes pensées sont vouées
à la douleur que je peux causer.
Endolorir le pas chaloupée
d'un astrostopeur mal chaussée.
Voilà un destin qui me fait saliver.

Boulette de pus au bout du pied,
je nécrose l'astrostopeur qui en viens
peu à peu à démoraliser et se négliger.
Comme une puce sur un vieux chien,
sa vie en cauchemar je fait basculer.
En gangrène maintenant je me sens bien,
car l'astrostopeur je vais achever."


> 3e Prix (Poème de HanSé)

Miscellanées ambidextres

Ô ramponneau podagre au syncrétisme ingambe !
Ta bernacle maniérée de troussequin cosmétique,
Couardise efflanquée, lactescent lagotriche,
M'estropie le marrube et l'oeilleton fusionnel !

D'étambot insipide en crocus martensite,
Camouflet matriciel du mange-mil ischémique,
Ton oriel engrêlé de réduction tacite,
Esbaudit mon échine et sa logomachie !

Certes ton licteur mortifie ma râpure !
Certes les ligules bifurquent à foison !

Mais la lixiviation, même d'un gai guillochis,
Ne vit les saurischiens aux perlés psilocybes
S'embosser, saprophytes, et floutées fontanelles,
S'azorer au saunage avec concupiscence !

Ô ratiné axone, néodyme d'avulsion !
Rapsodie jacobite de fieffé sarodiste !
Rien, camisard, ni euglènes, ni cambistes,
Ne se nitrureront à l'atélectasie !

Car la solifluxion du sonal saxicole,
Névropathe nilotique au solstice éthéré,
Rappointis répudiés des mofettes callipyges,
N'a jamais d'une kyrielle filé une canéphore."


> 4e Prix (Poème de Maubec)

Complainte intestinale du gros Méo à Juliette (sonnet)

« Blup blup blup » fait son gros estomac gargouillant
Pendant que des flatulences pestilentielles
S'échappent de ses boyaux sur un rythme lent
Et démasquent ainsi sa présence tout auprès d'elle.

« Mmm quoi qui c'est ? » grommelle la bouche pleine
D'une Juliette arrachant un morceau
De crabe stellaire qui remue à peine
Entre ses dents jaunies. « C'est toi, gros Méo ? »

Entendant sa dulcinée éructer son nom,
L'amant retire la main de son caleçon
Où il grattait, gêné, quelques croûtes séchées.

Aussitôt sous le balcon, il se ramène.
Devant la laideur de cet énergumène,
Juliette se casse. Faut pas déconner !

Bill Chaquespire.


> 5e Prix (Poème de Alain)

Hortense < --Titre

Ton enjoliveur siliconé
Pour survivre tel un 47 tours mal rayé
Dans le groyant magma de l'incinérateur
Se dilata à moult vapeur.

Que poussière il deviendra
Que dans l'aspirateur il trépassera
A 900W ou 450 en promo
L'itinéraire bis fini toujours au caniveau.

Médor, Félix et bouboule y sont passé
La déferlante de Pont à Mousson a dégagé
Le sombre aggloméra qui bouche l'évier
En bord de trottoir n'a fait que passer.

Planant telle la puissance d'un poulet
Ton moignon a cessé de s'agiter
Et de miam en burp à profusion
Tout finira toujours par le fion
. < --Point final


> Prix spécial du Jury (Par Ben J)

Ode à la vogonité.
(hymne national vogon)

Sur notre belle et grande Vogosphère,
Décorée de magnifiques arbres élancés aux formes et aux couleurs d'une grâce stupéfiante,
Sous le Vogosoleil, notre père,
Notre espèce sortit de la vase boueuse et puante.

Nous marchâmes durant des jours, et des mois,
Pour comprendre que nous étions les seuls intelligents à fouler le sol de cette planète.
Quand soudain, au comble de l'effroi,
Nous vîmes qu'il avait déjà été foulé par des sales bêtes.

Ces animaux était semblables à des gazelles à la robe soyeuse et aux grands yeux humides.
Mais nous n'avions jamais vu de gazelle avant auparavant,
Donc nous les capturâmes pour se reposer de porter notre bide,
Mais elles étaient trop fragiles pour nous transporter, nous nous asseyâmes dessus mais leur dos était cassant.

Nous découvrîmes aussi des petits crabes vifs et scintillant comme des joyaux.
Après avoir tenter de s'asseoir dessus, nous découvrîmes que dans leur carapace se trouvait,
Une chaire délicieuse, légèrement acide, mais ni pas assez, ni trop.
Ainsi nous nous empressions d'inventer de grosses mailloches en fer pour casser
Leur carapace dorée.

Restait la nature magnifique qui nous exaltait.
Non par sa beauté, mais par l'usage que l'on pouvait en faire.
Nous commençâmes par tous les arbres couper.
Puis les brûler pour cuire les crabes trouvés derrière.

Nous utilisâmes l'espace ainsi découvert
Pour construire immeubles d'habitation, de commerce, et des bureaux.
Ils se réduisirent à deux immeubles par terre :
A quoi bon habiter quand on a un bureau ?

Nous découvrîmes par ces construction,
Les joies inégalables de la bureaucratie.
Travailler à des tas de papier, noircis par d'autres Vogons,
Que voilà une activité qui nous réjouit !

Autres chose passionnante et relaxante,
Est de gueuler à tout-va sur quiconque passe la porte du bureau.
Pendant que nous travaillons, le voilà qui rentre.
Il sait ce qui l'attend, mais il ne se démonte pas, le bougre, l'idiot !

Il se fait incendier, pour une raison qu'il ignore parfois.
Il ne répondra pas, il fait pareil dans son bureau.
Puis il ressort en ayant oublier pourquoi
Il s'est déplacé voir quelqu'un, se sortant de son boulot.
Et la vie sur la Vogosphère continua comme ça des années,
Des siècles, des millénaires, beaucoup de générations.
Jusqu'à qu'un jour le grand prophète Isidore, dit pépé,
Descendit du ciel, découvrant les Vogons.

Il ne s'attendait pas à découvrir une nouvelle espèce intelligente.
Ils ne s'attendaient pas à découvrir une nouvelle espèce intelligente.
Il se posait des questions sur leur évolution.
Ils se posaient des questions sur son drôle d'avion.
Il découvrit qu'il y avait une vie ici.
Ils découvrirent qu'il y avait une vie ailleurs.
Il était étonné.
Ils était étonnés.
Il les a salué.
Ils l'on tué.
Ils ont volé son vaisseau et sont partis
Découvrir la galaxie.

Et c'est depuis
Que les Vogons,
De la bureaucratie,
Sont les champions.

Aucune espèce ne leur est supérieure
Les Vogons sont les plus intelligents
C'est peut-être un effet de peur,
Qu'ont les gens.

Les seuls à avoir prétendu être plus intelligents que les bêtes
Étaient les habitants d'une planète de rien.
Les Vogons ont trouvé un prétexte et ont détruit leur planète
A ses saletés de dauphins.